Aire Marine Protégée
Le trésor du littoral
Aire Marine Protégée
Le trésor du littoral
Entre la frontière italienne de Menton et la pointe de la Veille de Roquebrune-Cap-Martin, la Communauté de la Riviera française recèle un joyau côtier : une bande littorale de 16 km qui constitue une Aire Marine Protégée, inscrite au réseau européen des sites Natura 2000, où des objectifs de préservation à long terme sont définis.
Un espace préservé
La Communauté de la Riviera française est la gardienne de 6 sites Natura 2000, un patrimoine naturel extraordinaire qui regroupe 12 zones naturelles d’intérêt écologique particulier, dont une Aire Marine Protégée, intégré depuis 2011 au réseau Natura 2000 sous le nom : « Cap Martin ».
D’une superficie de 2 090 ha, cette Aire Marine Protégée est un espace partagé très attractif, où des écosystèmes marins exceptionnels et une biodiversité importante côtoient de nombreuses activités maritimes : balnéaire, plaisance, pêche, sportive, sous-marine…
Comme pour tous les sites Natura 2000, la démarche de gestion met l’accent sur la prise en compte de l’ensemble des exigences des parties prenantes, qu’elles soient écologiques, économiques, culturelles ou sociales.
Des trésors de biodiversité marine
L’Aire Marine Protégée « Cap Martin » abrite une faune et une flore sous-marines d’une valeur patrimoniale inestimable :
- 5 habitats d’intérêt communautaire, dont l’Herbier de Posidonies considéré comme prioritaire,
- 6 espèces d’intérêt communautaire inscrites à la directive Habitats-faune-flore (DHFF), dont le Grand Dauphin, la Tortue Caouanne, l’Oursin Diadème et la Grande Nacre.
On peut aussi y trouver d’autres espèces et habitats uniques qui font de cette zone un véritable trésor de biodiversité marine.
Une gestion partagée
Le 3 octobre 2012, la Communauté de la Riviera française est désignée opérateur responsable du site « Cap Martin ». Elle pilote alors l’élaboration du document d’objectifs (DOCOB) qui est validé par les membres du Comité de pilotage (COPIL) le 23 avril 2015.
Ce document propose un diagnostic (état des lieux du milieu naturel et des activités humaines) et un plan de gestion (définitions des mesures à mettre en œuvre). Il est élaboré de manière concertée avec l’ensemble des acteurs du territoire, sous la conduite du COPIL regroupant des représentant de l’Etat, des collectivités concernées, des structures professionnelles et des association impliquées sur le territoire.
Le 2 mars 2016, la Communauté de la Riviera française devient animatrice du site et met en œuvre les mesures inscrites au DOCOB, avec l’appuis des communes de Menton et Roquebrune-Cap-Martin. Depuis le 5 décembre 2023, elle est accompagnée par le Smiage dans cette mission.
Le COPIL du site « Cap Martin » est présidé par Alexandra Masson, Présidente de la Communauté de la Riviera française.
Des actions engagées pour la préservation
Parmi les mesures inscrites au DOCOB, la Communauté de la Riviera française accompagne :
- l’application de la réglementation stricte du mouillage des bateaux de plus de 20 mètres en dehors de la limite de la bande de protection prévue pour les posidonies,
- la mise en place de mouillages écologiques sur les sites de plongée les plus fréquentés et les plus sensibles pour l’amarrage des bateaux de clubs et associations,
- l’installation de dispositifs écologiques permanents pour le balisage réglementaire de la zone de baignade,
- la réalisation de suivis et études pour améliorer les connaissances acquises sur les espèces et les habitats,
- l’organisation animations et d’événements pour informer et sensibiliser les élèves et le grand public.
Une aire à la frontière avec l'italie
La Communauté de la Riviera française est engagée à développer des solutions durables pour réguler et minimiser l’impact des hommes et de certaines activités sur le patrimoine marin. Ces efforts s’inscrivent dans une collaboration active avec l’Aire Marine Protégée italienne voisine Capo Mortola, dans le cadre du projet européen CAP’M, du Programme Interreg Italie-France Maritime 2021-2027 sur la protection marine. L’objectif est d’élaborer un état des lieux, un plan de gestion et un outil de gouvernance communs.
Cette coopération transfrontalière tend à renforcer une détermination commune au travers d’un travail continu et d’une collaboration internationale afin de garantir que cette richesse maritime perdure pour les générations futures.
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